Comment se déroule une séance

Comment se déroule une séance

Une séance dure environ 45 min et commence par une anamnèse pendant laquelle le thérapeute prend le temps d’écouter la plainte du patient et le contexte dans laquelle celle-ci s’inscrit afin de pouvoir cerner son impact dans la vie de la personne et vérifier que le motif relève bien de la prise en charge ostéopathique.
A l’issu peuvent suivre quelques tests médicaux, orthopédiques,... pour vérifier que le motif peut être pris en charge aujoud’hui.
Alors peut commencer la séance d’ostéopathie biodynamique en tant que telle.

Pour bien comprendre le fonctionnement d’une séance d’ostéopathie biodynamique, je vous conseille de lire également l’article consacré à ce sujet : lien vers ostéopathie biodynamique.

Une séance d’ostéopathie biodynamique peut s’avérer un peu déroutante pour quelqu’un qui a l’habitude de consulter des ostéopathes pratiquant uniquement du structurel (manipulation vertébrales, étirements, …) ou des techniques fonctionnelles (fasciathérapie, ostéopathie tissulaire, ostéopathie viscérale, …).
En effet, comme cette approche nécessite de laisser de la place aux forces d’auto-guérisons présentes dans le patient, celui-ci aura l’impression au départ que son thérapeute ne fait rien ou pas grand-chose pour lui venir en aide. En réalité, c’est un effort pour un praticien de ne pas se ruer vers les premiers blocages qu’il perçoit mais en faisant cela, il peut prendre de la hauteur et mieux cerner l’ensemble de la problématique et non seulement la partie la plus visible qui émerge en premier.
C’est en autorisant la complexité du problème à se manifester peu à peu que l’on peut espérer libérer le blocage durablement ; sinon on s’expose à ce que la personne soit soulagée, parfois mais rechute rapidement ensuite.

Le toucher de l’ostéopathie biodynamique est différent également : 
Aussi, pendant une séance avec un ostéopathe pratiquant cette approche, vous serez peut-être surpris de la légèreté de ses appuis. Pourtant en prêtant davantage d’attention à ce qui se passe dans votre corps, vous sentirez de plus en plus, comment celui-ci s’anime consciemment et se corrige de différentes lésions qui s’étaient installées et ce, parfois, depuis des dizaines d’années.

Un confrère ostéopathe aguerri à cette approche se surprenait me dit-il à travailler un jour chez un homme de plus de 80 ans sur des lésions de sa base de crâne qui semblait en tout point coïncider avec le type de lésion de naissance que l’on retrouve chez un nourrisson de quelques semaines. 
C’est un phénomène de sédimentation dans lequel tous les traumatismes vécus s’accumulent en strates jusqu’à finir par ralentir, altérer et bloquer le mécanisme respiratoire primaire (MRP) sans lequel la santé du patient ne peut se maintenir.
Alors que les appuis extérieurs sont à peine de quelques grammes, certains patients ont parfois l’impression de s’enfoncer dans la table et de peser beaucoup plus que leur poids. En effet, pendant ce travail, les lésions révèlent leur véritable nature et nous montrent combien elles freinent et retiennent différentes parties du corps. Cette sensation pas toujours très agréable nous permet de partir de la réalité du phénomène qui est installé et il est alors possible de participer à défaire les attaches qui rivent le patient dans son blocage. Il y a parfois cette impression que le « blocage a besoin de toucher son fond » pour pouvoir se libérer.

Souvent, le patient peut ressentir des réactions dans son corps : dégagement de chaleur, sensation de circulation, de courant, impression de changement de position sans bouger, fourmis dans les mains, gargouillements viscéraux, endormissements répétés,… Toutes ces manifestations sont normales puisque le traitement agissant modifie les paramètres à partir duquel le corps fonctionne habituellement afin de retrouver son état de santé. Ces impressions disparaissent presque immédiatement à la fin de la séance ou les minutes qui suivent.

Le patient se relève doucement à la demande du thérapeute et il est important de prendre un dernier temps pour discuter de ce qui s’est produit pendant la séance, expliquer certaines sensations, et évaluer les suites nécessaires à donner ce traitement.
Après la séance ou dans les jours qui suivent, les symptômes pour lesquels il est venu consulté s’estompent et la personne ressent avoir comme plus d’énergie disponible. La santé toujours à l’œuvre et disponible en lui est simplement à présent capable d’étendre son action à des zones qui lui étaient peu accessibles. Afin de recevoir pleinement le bénéfice de la séance, il est conseillé de ne pas entreprendre d’activité physiques intenses dans les 3-4 jours qui suivent de préférence et de bien s’hydrater et se reposer. Il faut un temps suffisamment long pour pouvoir entreprendre une autre séance et il est en général préconisé d’attendre un minimum de 3 semaines avant d’envisager un prochain rendez-vous.

Bien sûr pour des cas de douleurs très aigues, et afin de ne pas laisser le patient seul dans sa douleur, il pourra être envisager de le revoir pour des traitements plus courts afin de l’aider à traverser plus rapidement la crise dans laquelle il est pris mais également de consulter en parallèle un kinésithérapeute, son médecin traitant, … Tout cela est à discuter avec le thérapeute mais il est important que le patient évite sans avis préalable de consulter trop de thérapeutes et de thérapies différentes en même temps et ce, afin d’éviter de surcharger son corps d’informations parfois contradictoires qui pourraient ralentir le processus de guérison au lieu de l’accélérer.